12:04 Clips, Musique, Oldies but Goodies, Video
Pour certains, les vacances sont déjà là, pour d’autres, il faudra encore attendre quelques semaines… Mais, bon, il fait beau, il fait chaud et Paris a carrément pris ses quartiers d’été : les terrasses sont bondées, sur le pont des Arts, les pique-niques ont repris, dans les parcs et jardins, les places à l’ombre valent de l’or… Alors, même si les vacances sont loin, on s’y croit déjà… Rien de tel pour se laisser aller à un petit Oldies but Goodies… Qu’est-ce qu’on peut vous proposer aujourd’hui ?
« La Mort d’Orion », ça vous dit quelque chose ? C’était en 1970. Gérard Manset, bien avant son « Il Voyage En Solitaire » (1975) qui le fit connaître du grand public, sort une odyssée plus qu’insolite : La Mort d’Orion. Ce n’est peut-être pas son meilleur album (quoi que) mais cet ovni qui hésite entre sombre psychédélisme, rock progressif et délire futuriste, reste un monument dans la carrière de Manset. On peut certes aujourd’hui sourire à son écoute, mais pour moi, ce disque conserve toute sa classe et toute sa force. J’ai choisi de vous faire écouter le titre éponyme de l’album. Pour ceux que cela intéresse, ce disque a été réédité en CD (même si le 33 tours, avec sa belle pochette, reste indispensable) : une chance car tous les disques de Manset ne l’ont pas été. Et pour aller plus loin, on pourra lire l’excellent article paru ici…
Tout autre chose maintenant… The Cure, tout le monde connait, bien sûr. Robert Smith et sa bande ont façonné toute une génération avec un dress code qui a forgé une identité visuelle au groupe : cheveux savamment emmêlés, vêtements amples, longs et sombres, maquillage outrancier, rouge à lèvres… Dans les années 80, tous les jeunes ont la mêche rebelle et l’imper noir. Chaque weekend, on se précipite aux Puces pour trouver l’accessoire qui nous transformera en clone de Robert Smith… The Cure, c’est les précurseurs du mouvement gothique. Et la musique dans tout ça ? Tourmentée et sombre… On passe tranquillement du punk à la new wave. « Killing an Arab » (1979), le tout premier single du groupe, est si controversé qu’il ne sera pas inclus dans l’album Three Imaginary Boys mais, le buzz est fait, The Cure est lancé. Pour ma part, les albums que je préfère, mon best of perso de Cure, sont Seventeen Seconds, Faith et Pornography. Allez, on s’écoute « The Holy Hour », un extrait de Faith (1981) mais dans sa version live enregistrée pour une John Peel Session en 1981. Cette version est légèrement différente de celle de l’album. Ce jour-là, le groupe avait également fait « Forever », « Primary » et « All Cats Are Grey ».
Et pour finir, le « Sea Song » du génial Robert Wyatt va nous faire planer un peu… Robert Wyatt, c’est le membre fondateur de Soft Machine, groupe de la scène de Canterbury dont on vous a déjà parlé. « Sea Song » est extrait de Rock Bottom (1974), premier album de Wyatt après qu’il a quitté Soft Machine mais pas son premier album solo puisqu’il y avait eu The End of an Ear en 1970. Rock Bottom a en partie bercé mon enfance donc, forcément, il reste un album important pour moi, un de ceux qui ont construit mes goûts musicaux, un de ceux que j’écoute toujours avec grand plaisir…
Sur ce, bonnes vacances et l’on se retrouve en Septembre…
La Mort d’Orion – Manset
The Holy Hour – The Cure
Sea Song – Robert Wyatt