11:19 Billets d'humeur
Il y a quelques jours, un soir, je tombe sur un mini reportage TV concernant la fermeture du centre d’hébergement parisien pour femmes. En effet, faute de moyens suffisants et suite à des restrictions budgétaires décidées par l’état, le Samu Social ferme l’hébergement d’urgence des femmes à Paris. Dans ce reportage, on voit une femme avec son enfant. Elle est à la rue depuis plusieurs mois… Aussitôt, on ne peut que penser à cette polémique autour de la prime que les sénateurs se seraient votée : 3500 euros selon www.liberation.fr ! Ils trouvent que les temps sont durs ? On rappelle simplement qu’un sénateur touche « au 1er janvier 2011, une indemnité mensuelle de 7 100,15 euros bruts, calculée selon le traitement des fonctionnaires occupant les emplois les plus élevés de l’État appartenant à la « catégorie « hors échelle » (conseillers d’État, préfets, directeurs d’administration centrale, etc.) ». À cela s’ajoute l’indemnité représentative de frais de mandat d’un montant d’environ 6 100 euros pour la rémunération des collaborateurs, la location d’une permanence, l’équipement de bureau, etc… » (source Wikipedia), ce qui représente grosso modo près de 11500 euros nets par mois !
Il y a vraiment quelque chose d’indécent dans tout cela et on comprend le commentaire de cet internaute qui jette, désabusé, « le gouvernement ne revalorise qu’à peine le Smic, les salaires des fonctionnaires sont gelés, on ferait travailler les titulaires du RSA, etc… mais les sénateurs jugent naturel, en cette période très dure, de s’attribuer une prime énorme pour la plupart des salariés ». Nos élus, de droite comme de gauche, ont-ils encore une once de moralité ? Quand des gens souffrent, subissent des gels de salaire, des licenciements à gogo ou se retrouvent dans la rue, eux ne pensent qu’à leur train de vie, à leurs prochaines élections ou à leurs affaires de fesses ! Comment peut-on encore être fiers d’être Français dans ces conditions, comment peut-on encore leur faire confiance pour diriger un pays, une région ou même une ville ?
Et quelles sont les perspectives d’un pauvre type qui se retrouve dans la rue ? Aucune ! Il vit comme un chien. Pas de vie sociale, aucune chance de (re)fonder une famille, des passants qui le regardent avec indifférence ou, pire, mépris, la violence, les intempéries, la faim… Comment garder sa dignité ? Comment espérer se présenter pour un boulot quand on est sale ? Zéro espoir ! Mais bon sang, on est au 21ème siècle et pas dans un pays du tiers monde ! Il faut croire que l’espèce humaine a de l’endurance pour supporter encore et toujours de telles injustices et de telles horreurs…
Pour aller plus loin…
« Le Samu social ferme l’hébergement d’urgence des femmes à Paris », un article du Nouvel Obs…
Un article très instructif (même si un peu ancien – 2008) de www.Rue89.com sur les privilèges des sénateurs…
Autre article à déguster : on le doit à www.rmc.fr et c’est toujours sur les privilèges des sénateurs…
Livret d’information des anciens sénateurs fourni par www.Rue89.com
« Retraite en or: la «cagnotte» des sénateurs » : un article de Marianne